La matrice d’Eisenhower est mal comprise !
La matrice d’Eisenhower est partout. En formation, en management, en coaching, en posts LinkedIn.
Sur le papier, c’est un bon outil. Dans la réalité, il est très souvent mal utilisé, parce qu’on oublie une chose essentielle : l’échelle des enjeux.
Voici comment je traduis la matrice d’Eisenhower dans le monde réel, celui du travail concret, des responsabilités réelles et du leadership, pas celui des post-its et de la gesticulation organisationnelle !
J’explore ces sujets chaque semaine dans Punch.now,
une newsletter consacrée au discernement, au travail réel
et au leadership, loin de la fausse urgence et de l’agitation permanente.
Table des matières
- La matrice d’Eisenhower est mal comprise !
- La matrice d’Eisenhower est un bon outil, mais pas pour tout le monde
- 🔥Important et urgent
- 🎯Important et non urgent
- 🗑️Urgent et non important
- 🛋️Non urgent et non important
- Le vrai problème c’est l’échelle des enjeux
- Anecdotes de terrain : Comprendre la vraie urgence
- Urgence, discernement et leadership

La matrice d’Eisenhower est un bon outil, mais pas pour tout le monde
Quand tu es Président des États-Unis, classer les tâches a du sens. Toutes les cases peuvent avoir des conséquences massives.
Quand tu es employé de bureau « manager operational success” dans un open space, ou coach LinkedIn à kanban multicolore, il faut redescendre d’un étage.
Le problème n’est pas l’outil. Le problème, c’est l’usage hors sol.
Explication :
🔥Important et urgent
La crise réelle
Cette case arrive 2 ou 3 fois dans toute une carrière !
Cela peut-être :
Un incendie. Une explosion. Le malaise d’un collègue. Une fuite de gaz. Une évacuation.
Là, oui, tu arrêtes tout. Sinon quelqu’un peut mourir ! Il va y avoir des dégâts !
Le reste du temps, cette case est vide. Et non, en mail avec “ASAP” en objet n’est pas une urgence vitale…
🎯Important et non urgent
Le vrai travail
C’est ton travail.
Pas besoin de time blocking mystique, de post-it arc en ciel ou de threads LinkedIn pour le comprendre.
Un test simple, si tu procrastines une tâche, c’est probablement celle-là qu’il faut exécuter. Donc fais-la !
Planifier ce travail une fois par semaine suffit largement. Le reste, c’est de la décoration organisationnelle.
🗑️Urgent et non important
La pollution organisationnelle
C’est de la merde. 💩
Et non, tu ne la délègues pas. Déléguer une tâche inutile, c’est refourguer la merde à un autre collaborateur.
Tous les consultants disent et répètent… « Une tache urgente et non importante doit être déléguée » Non, non et non.
Comme tout le monde fait pareil, les organisations finissent par patauger dans la fange.
Puis elles commandent une formation “efficacité collective”.
C’est ironique, elles font souvent appel à un coach LinkedIn, pas à quelqu’un de terrain.
Résultat, elles se maintiennent exactement dans le même statu quo.
🛋️Non urgent et non important
La gesticulation professionnelle
C’est la zone de confort préférée des hyper productifs performatifs.
Répondre à des mails inutiles. Faire de la “veille” sur LinkedIn. Travailler son personal branding.
Ça donne l’illusion d’être occupé sans rien produire.
Le vrai problème c’est l’échelle des enjeux
Ce n’est pas la matrice qui pose problème. C’est l’échelle des enjeux.
Quand tu es Président des États-Unis, même une tâche non urgente et non importante a plus d’impact que la plus grosse tâche “stratégique” de ta boîte.
Comparer les deux, c’est se raconter des histoires…
J’explore ces sujets chaque semaine dans Punch.now.
Une newsletter pour ceux qui veulent sortir du bruit et penser le travail à l’échelle du réel.
Anecdotes de terrain : Comprendre la vraie urgence
➡️ Un ami s’étonnait que je sois injoignable la nuit.
“On sait jamais, s’il y a un truc important où une urgence…”
Ma réponse simple :
« À 4h du matin, s’il y a un truc important, appelle les pompiers. Pas moi. »
➡️ Même quand le restaurant de l’EMAX (bâtiment) dans lequel j’étais a cramé à minuit… J’ai reçu un appel d’urgence.
Je suis allé sur place. L’incendie était pris en charge. Je n’ai pas eu le droit d’aller dans mes locaux. Résultat, j’ai servi à rien de plus.
Par contre, j’ai dormi 4h de moins. Le lendemain, personne n’a bossé. Ça sentait le brûlé et tout le monde parlait de l’incendie.
➡️ À l’inverse, une autre nuit à 4h du matin, plus jeune Je vois un phare dans une rivière. Là, oui, j’arrête tout.
J’ai sorti une fille de l’eau. Elle avait perdu le contrôle de son véhicule. Elle aurait pu se noyer et il faisait -5 dehors.
Ça, c’était urgent et important.
➡️ Un client m’appelle paniqué un jeudi à 15h “Il me faut absolument l’offre avant vendredi 17h.”
J’abandonne tout. Je travaille sur le dossier, j’y vais à fond.
Je rappelle le lundi. Son collègue me répond qu’il est en congé pour deux semaines… Oui j’aime me sacrifier pour les congés des autres…
Là, j’ai compris que je m’étais fait enfiler.
Urgence, discernement et leadership
S’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que rien n’est vraiment urgent.
Mais dans un monde mou, avec une culture de l’instantanéité, tout devient urgent et plus personne ne sait faire preuve de discernement.
Le discernement n’est pas une compétence optionnelle.
C’est la base du leadership.
La plupart des professionnels n’ont pas un problème d’organisation. Ils ont un problème de rapport au réel.
Comprends les enjeux. Arrête de surjouer l’urgence. Et arrête de confondre agitation et travail.
Oui, je fais des formations en gestion du temps et en leadership. Justement pour ça.
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Tu es d’accord ou pas d’accord avec ma grille de lecture ? Je t’invite à partager tes retours d’expérience en commentaire.
Si ce texte te parle, c’est probablement que tu en as assez de la fausse urgence,
de la gesticulation professionnelle et des recettes hors sol.
Punch.now, c’est une newsletter pour ceux qui veulent retrouver du discernement,
du réel et une pensée claire sur le travail, le leadership et la vie moderne.
Pas de motivation creuse.
Pas de productivité performative.
Du fond. Du vécu. Du réel.
